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Et si on voyageait un peu? Destination Tokyo Part1 #4

07/08/2013 / Laisser un commentaire
Me revoilà pour vous parler de la ville de Tokyo (dernier sujet de ces articles "carnet de voyage")!
Capitale administrative du Japon depuis 1868, anciennement nommée Edo, Tokyo (qui signifie littéralement "capitale de l'Est") est composé de 23 arrondissements et d'environ 10 000 000 d'habitants selon les recensements de Janvier 2013.
Etant une ville très étendue, c'est donc une évidence que nous ayons consacrés plus d'une semaine (réparti en deux temps) afin de visiter quelques uns des nombreux quartiers de cette agglomération.
C'est le début de notre séjour que je vais vous relater dans cet article, qui j'espère vous donnera envie d'y aller!



Ci-contre le Narita Express (ou N'EX) qui permet de rallier Narita Aéroport à Tokyo Station (le cœur de la ville).

Ainsi nous parcourons environ 60 kilomètres en quelques minutes.
Sachez que la plupart des vols Européens atterrissent à Narita et donc, ce train est LE passage obligé pour nombreux touristes voulant rejoindre la célèbre capitale.







Les spécificités Japonaises nous sautent aux yeux dès notre arrivée :

- Nettoyage systématique du train en gare de Narita par une équipe d'experts en uniforme blanc qui salue le train, le ferme aux voyageurs avec des rubans jaunes, agit rapidement avec des gestes rodés, retourne chaque siège pour les mettre dans le sens de la marche ;
- Des places spacieuses et des écrans indiquant en temps réel le trajet du train et les informations du jour (météo, actualités...) ;
- Un service de restauration ambulant (une hôtesse passe dans tous les wagons avec un chariot débordant de nourriture et à chaque entrée et sortie, elle salue en s'inclinant) ;
- Des espaces à bagages avec cadenas à codes individuels mis à disposition des voyageurs pour leurs valises.

Si seulement Paris pouvait être aussi propre, notre chère capitale n'en serait que plus belle!




Le métro de Tokyo est rapide & confortable.
Les stations sont indiqués en japonais et en caractères latins. 
Il est très étendu et les stations sont très nombreuses donc facile de s'y perdre!
Heureusement qu'il existe des applications pratiques sur smartphone qui permettent de s'y retrouver dans ce labyrinthe et cela, sans être obligé d'avoir une connexion internet.guide de tokyo (avec carte offline) mtrip travel guides








Ueno est le quartier le plus riche "culturellement" de la capitale et nous choisissons de le découvrir au cours de notre première vraie journée et d'emprunter le chemin conseillé par mon guide (Référence : Deuxième édition 2005 - National Geopgraphic, collection Les guides de voyage) à savoir Ueno-Nezu-Yanaka.


Le temple de Kyomizu Kannon, l'un des rares édifices de la région de Taito-ku (un des 23 arrondissements de Tokyo) a avoir survécu à ces samouraïs et à la guerre.

Construit en 1631 pour abriter une statue de la divinité bouddhiste Kannon offerte par le maître du temple Kyomizu-dera (avec la grande terrasse -souvenez-vous ici) à Kyoto.









Un chozuya (ou temizuya) est un pavillon d'ablution destiné au rite de purification cérémoniel appelé temizu.









Le jardin zoologique de Ueno a été fondé en 1882 et est le plus ancien zoo du Japon. Depuis son ouverture, il s'est sans cesse développé et constitue la référence en terme de zoo au Japon. Il abrite environ 2 600 animaux de 464 espèces différentes dans près de 14,3 hectares.




En 2011, le zoo reçoit un couple de pandas géants de la part de la Chine au prix annuel de 950 000€.

Le 5 juillet 2012 (soit quelques jours avant notre arrivée), le premier bébé panda naît au zoo de Ueno mais il décède peu de temps après provoquant ainsi un drame national, relayé par les médias.











Le zoo de Ueno est immense et possède donc un monorail suspendu (attraction appréciée par les enfants) afin de transporter les visiteurs de la réserve d'un bout à l'autre sur environ 300 mètres contre quelques yens.

Le parc est divisé en deux parties qu'on appelle Higashi-en et Nishi-en.










Contrairement aux nénuphars, le lotus est la seule plante aquatique dont la fleur est au dessus de l'eau.
Petit tour de l'étang de Shinobazu qui fut créé au 17ème siècle.

Celui-ci est divisé entre un espace pour le canotage et l'étang aux lotus.










Le temple Benten-do est situé dans le parc de Ueno, sur une presqu'île au milieu des lotus de l'étang Shinobazu.

Il a été fondé en 1650 et reconstruit en 1958.
On y vénère Benzaiten, déesse de la bonne fortune, de l'éloquence, des eaux et aussi de la musique.

Ce monument bouddhiste est un des sept "temples de la santé".






Le sanctuaire Yushima Tenmangu aurait été établi en 458 après J-C en l'honneur de la divinité (kami)
Ameno tajikarao no mikoto. Plus tard, au 14ème siècle, on consacra le sanctuaire également à Sugawara Michizane, un lettré et premier ministre de l'empereur Daigo durant l'ère Heian, considéré sous le nom de Tenjin comme une sorte de "saint patron" de la connaissance et des étudiants. 
A la suite d'intrigues de palais, Sugawara Michizane fut banni et mourut en exil.
Après sa mort, de telles calamités s'abattirent sur la capitale Heian (maintenant Kyoto) que l'on cru y voir la vengeance de son "fantôme".


La forme actuelle du Honden (bâtiment principal) date d'Octobre 1478 lorsque le seigneur de la guerre Oota Dokan (1432 à 1486) de la région du Kanto décida d'embellir et d'agrandir le sanctuaire shinto.
Par contre, les bâtiments visibles aujourd'hui ont subi de grands travaux de restauration qui ont pris fin en Décembre 1995.




Situé dans Bunkyo, près de l'université de Tokyo et à deux pas de l'étang de Ueno, ce sanctuaire appelé couramment Yushima Tenjin a été reconstruit grâce à des cyprès du Japon.

Aujourd'hui, des lycéens et des étudiants viennent au sanctuaire avant leurs examens et inscrivent leurs prières & remerciements sur des planchettes de bois nommées "ema" puis les accrochent.



De mi-Février à mi-Mars a lieu un festival des pruniers (ume matsuri) où l'on peut admirer environ 300 pruniers en fleurs et une démonstration de taiko (tambour japonais).





Découverte du quartier d'Akihabara, le paradis de la geekitude pour tout ce qui touche à l'électronique. Ce lieu est connu dans le monde entier sous le nom de Akihabara Electric Town.

Alors que dans le passé, Akihabara était uniquement le quartier de l'électronique, il est de plus en plus associé aux mangas (bandes dessinées japonaises) pour ados et adultes parfois érotiques, au cosplay (se déguiser en personnage de fictions) et aux cafés où la serveuse est habillée en soubrette.




          

          
Akihabara est aussi le temple des jeux vidéos!

Dans le fameux building nommé Big Apple, de 8-9 étages on découvre principalement des salles de pachinko (une sorte de machine à sous ressemblant à un flipper vertical).






Les jeux d'argent étant interdits au Japon, les gains (billes) sont échangés contre des lots qui sont eux-mêmes ensuite échangés contre de l'argent dans les boutiques avoisinantes. 

Les gashapons (ou gacha) sont des machines qui distribuent des petites figurines à collectionner, contenues à l'intérieur de capsules transparentes en plastique. 
Elles ont été inventées à la fin des années 70 par la société Bandai.

Nous passons par la porte rouge, nommée Kaminari-mon (porte du tonnerre) qui comporte une énorme lanterne rouge et des sculptures en bois de divinités. 
Le porche actuel a été reconstruit en 1960.
Cette arcade en laque vermillon se trouve à l'entrée de l'allée commerçante appelée Nakamise menant devant la façade du temple bouddhiste Kinryi-zan Senso-ji (de son nom complet).







Le Senso-ji (ou Kannon-sama) s'élève sur ce site depuis plus de mille ans. La légende veut qu'il ait été construit au 7 ème siècle par trois pêcheurs.

Ayant remontés dans leurs filets une statuette de Kannon, déesse de la Miséricorde, ils virent chacun la divinité leur ordonner en rêve la construction du sanctuaire.








Les pagodes proviennent de la tradition Bouddhiste indienne, et sont apparu pour la première fois au Japon au 6ème siècle (à l'apparition du Bouddhisme en Chine, en Corée et au Japon). 
Ce sont des lieux de culte pour les croyants de cette religion. 
La hauteur de ces structures varie de un à treize étages. Les pagodes font partie intégrante des temples et du paysage traditionnel Japonais.
Nombre de complexes sacrés comprennent une pagode à cinq étages, rappelant les éléments de la géomancie (technique de divination) Chinoise : terre, eau, ciel, vent et feu.


Le sanctuaire connut plusieurs transformations à partir du 9ème siècle et sa forme actuelle date du début du 17ème siècle. Ayant survécu au séisme de 1923, il fut rasé au cours de la Seconde Guerre Mondiale. 
La réplique en béton construite en 1958, avec son toit courbé formé de 70 000 tuiles en bronze, fait honneur à l'original., tout comme la grande pagode à cinq niveaux située à l'ouest du temple.




Au loin, la Tokyo Sky tree, une tour de radiodiffusion dans le quartier Sumida-ku. Initialement prévue pour mesurer 610 mètres, la tour culmine finalement à 634 mètres, soit près du double de la Tour de Tokyo. 

D'ailleurs comme cette dernière elle possède deux plates-formes d'observation qui permettent aux touristes d'admirer un large panorama sur la ville.




Asahi est une des plus importantes marque de bière au Japon, la société possédant 40% des parts de marché de la bière Japonaise.

Le siège social de l'entreprise Asahi Breweries Ltd. à Tokyo, conçu en partie par le designer Français Philippe Starck, fut achevé en 1989 et est l'un des monuments les emblématiques de la ville.








Anecdote plutôt rigolote
Bien que ce building fût censé à l'origine représenter à la fois une bulle de bière qui s'élève et une flèche pointée vers l'avenir, les Japonais le voient en général comme une grande crotte de chien...
La ville n'a pas autorisé son positionnement vertical, considérant que l'ensemble dépassait les hauteurs autorisées de l'époque, la statue est restée ainsi couchée depuis. 




Constitué d'un bâtiment principal (que l'on doit à l'architecte Nikken Sekkei) de couleur dorée, censé imiter une choppe de bière mousseuse, et d'un édifice noir surmonté d'une flamme dorée, il se situe dans le quartier d'Asakusa, au nord-est de Tokyo, au bord de la rivière Sumida. 
Tous les soirs, la flamme est illuminée.











L'intérieur du bâtiment principal abrite plusieurs restaurants ainsi qu'un bar panoramique au 22ème étage (lieu où nous avons fait une halte).

Vu sur le temple Senso-ji et sa pagode à cinq étages.



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Et si on voyageait un peu? Destination Japon #1

15/06/2013 / 4 commentaires
Dans la série Récit de voyage, je vous propose comme destination, le Japon que j'ai eu la chance de découvrir (en parti) l'été dernier accompagnée de mon chéri.

J'ai choisie de commencer cette chronique par la ville d'Osaka. Celle-ci est la troisième plus grande ville du Japon après Tokyo et Yokohama. Nous sommes parvenus à destination via le Shinkansen (train à grande vitesse) après avoir fait une halte à Kyoto.

Pour le logement, nous avions réservés au préalable un Ryokan nommé Carpediem (ima wo ikiyo ce qui signifie "vivre l'instant présent" et dont les clichés du site internet ont retenus toute notre attention surtout pour le jardin Japonais présent au cœur de l'habitation.



En effet, cette auberge a beau être au cœur de la ville, elle n'en est pas moins un lieu paisible propice au repos... enfin, sous réserve de ne pas être réveillés par des bruits extérieurs.
Sachez que l'été au Japon voit toujours ses fortes chaleurs accompagnées de la mélodie des Semi (cigales Japonaises). Et celles-ci se lèvent tôt!

Certains y verront un insecte au bruit strident, d'autres le symbole de la saison estivale. Une chose est sûre, elles sont partout, que ce soit en milieu urbain ou non... dans les parcs aussi, où le son en est même assourdissant... seul la pluie offre un peu de répit pour nos oreilles.


Le lieu a gardé l'atmosphère des grandes résidences d'antan (matériaux typiques : bois, bambou, cloisons de papier, portes coulissantes etc.).

Certes, ce logement est situé à 10 minutes à pieds du métro - Arrêt Midoribashi (ligne Chuo) mais c'est un véritable havre de paix qui vaut le détour!

Côté praticité :
Il n'y a pas de "couvre feu" puisque la propriétaire confie aux clients un jeu de clef afin d'entrer et sortir quand bon nous semble et il est possible de prendre les repas dans la cuisine commune (frigo à disposition) où il y a un accès internet.




En général, les chambres d'auberges sont de grandes pièces munies de cloisons coulissantes (les shôjis) et d'une table basse au milieu de la pièce. 
Le sol est généralement recouvert de tatamis constitués de paille de riz. 
Les clients dorment sur un futon déroulé avant la nuit par les femmes de chambre. 
Ici, notre chambre était telle la description citée mais aussi très spacieuse, ce qui est un luxe au Japon. 

En résumé, je pense que c'est l'expérience Ryokan à ne pas manquer!




Sur les hauteurs d'Osaka, son château appelé Ozakajo, est l'un des plus célèbres du pays, symbole de l'unification japonaise au 16ème siècle pendant la période Azuchi-Momoyama.

Il a été plusieurs fois frappé par la foudre ou brûlé à travers les siècles et complètement restauré en 1997, notamment pour lui rajouter des ascenseurs. 

Le château d'Osaka fait environ 60 000 mètres carrés à sa base et il est bâti sur des empilements de rochers servant à le défendre.



L'édifice est construit sur deux plates-formes élevée, supportées par des murs de roche, chacun donnant sur un fossé.
Le château central est fait de cinq étages à l'extérieur et huit à l'intérieur.







Umeda était à l'origine une zone de champs cultivés.
A l'occasion de la construction de la gare d'Osaka en 1871, il a fallu enfouir ces champs, d'où le mot Umeda pour champs enfouis (kanjis).
Le gouvernement local décida par la suite de changer les kanjis, tout en conservant la même prononciation, afin de supprimer cette connotation négative : Umeda devint alors champs de pruniers. 

Dotonbori, c'est une rue unique longeant le canal Dtonbori entre le pont Dtonboribashi et le pont Nipponbashi du quartier de Namba. Ancien quartier de plaisir, Dtonbori est célèbre pour ses théâtres historiques (aujourd'hui tous disparus), ses magasins, ses restaurants, et ses nombreuses enseignes lumineuses.


Sur la photo, un des symboles d'Osaka : l'affiche publicitaire de Glico, une entreprise de friandise très connu au Japon.
Ci-contre, le personnage est habillé pour l’événement des mondiaux d'athlétisme d'Osaka en 2007.
Derrière ce sportif, les monuments célèbres de la ville : le château d'Osaka, l'aquarium Kaiyukan, le "kyocera dome" (une enceinte sportive) et la tour "tsutenkaku" (de gauche à droite).




Au détour d'une rue commerçante, nous tombons nez à nez devant le bar branché nommé Asahi Super Dry Extra Cold où la bière est servie à -2 degrés!

Quatre bars officiels ont ouverts au Japon : Fukuoka, Tokyo, Nagoya et Osaka.









J'ai optée pour une bière basique et mon chéri a découvert la Kuro Nama, bière japonaise noire (un délice). 
C'est Octobre 1995 que l'Asahi noire a été lancé au Japon. Malheureusement nous ne l'avons jamais trouvés en France!












J'espère que ce type d'article vous plaira, n'hésitez pas à partager vos plus voyages/moments également aussi bien sur vos blogs que par quelques mots en commentaires, je me ferais un plaisir de les lire. Cet Eté, pas de voyage lointain prévu faute de budget et vous?
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